Sainte Lucie

Fin juin nous avons pris la mer, direction les îles au sud de la Martinique en commençant par Sainte Lucie [Sainte Lucia]. Nous éviterons ainsi les ondes tropicales, fréquentes à cette période de l’année, du moins nous l’espérons ! Toujours vigilants aux changements météo nous arrivons sur l’île la plus romantique des Antilles et ses décors de carte postale mais nous allons bientôt déchanter.

Histoire de Sainte Lucie

Sainte Lucie

Etat indépendant depuis le 22 février 1979, Sainte Lucie est une île de 620 km² découverte par Christophe Colomb  en 1502. Les indiens Caraïbes défendent leur île aux mains des anglais. Dupés, ces premiers vont passer un pacte en 1660 avec les français qui commencent alors à s’installer sur l’île. Les combats avec les anglais se poursuivent et l’île devient définitivement britannique en 1814, Sainte Lucie est donc anglophone.

Aujourd’hui le tourisme est en plein essor grâce à l’aéroport international de Castries, la capitale et le développement d’infrastructures hôtelières. Selon moi, Sainte Lucie c’est aussi l’île la plus fun des Caraïbes, j’ai pu observer des parcours de jeux gonflables sur les plages de Rodney Bay (pour adultes, oui oui !), la musique dans les bars sur la plage, tous les soirs ! Une vraie ambiance caribéenne !
L’autre ressource de l’île c’est l’agriculture évidemment. Son sol volcanique fertile est idéal pour les cultures de café, cacao, banane et agrumes qui ont remplacé les champs de canne à sucre.

Rodney Bay

Le premier spot où nous jetons l’ancre est une baie immense, au nord de l’île, Rodney Bay, face au chenal d’entrée du port pour nous rendre facilement au bureau de l’immigration. Après les formalités administratives d’entrée, nous avons visité la marina dont les bureaux d’accueil sont doté d’une piscine ! Rien que ça ! Les abords de la marina sont particulièrement bien entretenus, fleuris et accueillants.

Nous trouvons un petit supermarché, une banque et plusieurs restaurants dans l’enceinte même du port mais nous préférons en sortir pour trouver un restaurant fréquenté par les locaux, souvent beaucoup moins chère. Après avoir longé la route nous arrivons sur un grand parking où nous trouvons un supermarché assez grand. En faisant le tour nous tombons en fin sur un « lolo ». Poulet grillé sauce barbecue et accompagnements traditionnels en plat du jour pour environ 6€. Vendu !

Le mouillage est calme, nous remarquons tout de suite que ça bouge tout autour du bateau, du poisson ! Il faudra moins temps à William pour sortir sa canne à pêche qu’il ne faut de temps pour le dire.


L’endroit est magnifique, bordé au nord par les reliefs de Pigeon Island (110m) et au sud par les monts Pinard (217m) et Flambeau (175m). Le soir nous sommes bercé par la musique reggae qui s’échappe de la plage. Le lendemain matin nous recevons une agréable visite avant de lever l’ancre et de nous rendre dans la célèbre baie de Marigot.

Marigot Bay

Il s’agit d‘une crique, dont l’entrée étroite est bordée de cocotiers et palétuviers. Simplement idyllique! Une fois le bateau engagé dans le canal d’entrée, des boat boys  viennent à notre rencontre pour nous rabattre vers leurs bouées d’amarrage. On nous demande 160 $EC pour deux nuits que nous négocions à 110$ EC, je n’ose imaginer le prix en pleine saison d’autant plus que le nombre de place est restreint ici.

Une fois le bateau rattaché à sa bouée nous prenons le temps d’admirer cet endroit à part. Derrière nous une plage de sable blanc bordée de cocotiers, en face les cabanes sur l’eau des pêcheurs locaux. Un peu plus loin se trouve la Marina Village avec ses pontons d’accueil. Tout autour de la crique, on observe aussi les infrastructures du luxueux hôtel Capella St Lucia (dont nous captons la WiFi depuis notre bateau) et plusieurs restaurants avec chacun leur ponton d’amarrage pour dinghy évident.

Dîné et PC sur le pont pour pouvoir profiter de cette vue même devant le film ! Seul ombre au tableau, les moustiques ! Ils nous ont fait vivre un véritable enfer durant ces deux nuits…

Le lendemain de notre arrivée nous descendons à terre pour quelques courses au village le plus proche. Par curiosité nous jetons un coup d’œil à la supérette du port, elle est évidemment hors de prix. Au village, la rencontre avec quelques locaux nous fait du bien, ils sont assez étonnés de voir des touristes monter jusqu’ici. Nous trouvons un petit marchand de fruits et je me verrais même offrir une belle mangue par un homme dans la rue …

Soufriere Bay

Nous reprenons la mer cap sur le sud, nous longeons plusieurs baies interdites au mouillage, il s’agit de réserves naturelles et autres criques réservées à la pêche. Et nous arrivons finalement à Soufriere Bay, où se dressent devant nous les deux impressionnants Pitons, véritables emblème de l’île [750m pour le Petit Piton et 799m pour le Gros Piton].

Sainte Lucie

A peine entrés dans la baie, nous sommes rattrapés par les boat boys, ils nous donnent un tarif encore supérieur à ceux de Marigot … La baie est déserte, immense, le mouillage n’est pas confortable car vraiment très rouleur, on se demande ce qui justifie un prix si élevé. William négocie avec les deux jeunes hommes, dans ces conditions nous ne pourront pas rester plus d’une nuit car les sommes demandées sont égales à ceux des ports en Martinique et en Guadeloupe… Incompréhensible…

Sainte Lucie
Voyant que nous hésitons, les jeunes hommes nous proposent de baisser le tarif contre notre pompe à dinghy… Sauf que malgré les réparations faîtes en Martinique notre chère véhicule fuit toujours : voie d’eau + voie d’air, donc notre pompe c’est vital ! De plus en plus étrange cette histoire, nous payons la nuit, les jeunes nous demandent ce qu’on a prévu de faire ici et nous proposent une excursion en voiture aux cascades pour une somme très élevée. Nous déclinons et ils s’éloignent, on a vraiment l’impression de s’être fait avoir, de plus qu’ils disent de pas donner de récépissé de paiement d’habitude.

Nous décidons d’aller en ville, des jeunes nous voient nous rapprocher des rives et viennent à notre rencontre pour nous aider à amarrer le dinghy. Tous nous demanderons quels sont nos plans, si nous avons prévus des visites et tous veulent nous rabattre vers des taxis, des guides. Ici c’est le point de départ des visites des cascades Diamond Botical Gardens et des sources sulfureuses de Sulphur Springs. Nous déclinons toutes les propositions, mais sentons l’insistance.

Nous faisons un petit tour, il s’agit de la deuxième ville du pays, construite en 1746 par les français. Particulièrement impressionnante  avec les deux Pitons toujours bien en vue, les maisons sont adorables, entretenues, des plantes sont disposées un peu partout sur les terrasses qui donnent sur les rues. Mais il y a une ambiance un peu pesante, plusieurs personnes que nous croisons nous demandent quelques dollars, nous suivent un peu. Nous décidons de rentrer et de passer par le bureau de l’immigration pour notre clearance de sortie et de partir dés le lendemain matin.

De retour au bateau nous voyons un ranger qui nous attend, il nous demande de régler la nuit, nous lui expliquons l’histoire avec les deux jeunes hommes … Effectivement ils nous ont bien eu mais le ranger n’a pas l’air étonné …

Cap sur le sud pour de nouvelles aventures !
Et à la prochaine sur le blog, prenez soin de vous.

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